Cerveau plein de confiance

Nouvelle études qui révèlent les mécanismes de la confiance.

Cerveau plein de confiance

 

Notre vie quotidienne nous envoie perpétuellement une infinité de stimulations que notre cerveau a l’incroyable capacité d’évaluer simultanément, par exemple des signaux provenant de visages, de mets gourmands ou d’objets d’art. C’est notre cortex pré-frontal ventro-médian (vmPFC) qui nous indique la valeur subjective de ces différents objets (combien il s’agit d’un marqueur plaisant) et qui le fait même si personne ne nous demande de donner notre avis. Mais ce cortex pré-frontal ventro-médian fait plus qu’évaluer l’objet en une première analyse. Ce sont des données récentes venant du laboratoire du Dr Mathias Pessiglione à l’Institut du Cerveau et de la Moelle Epinière (ICM, Paris) qui nous révèlent en effet que cette région du cerveau peut aussi générer un jugement de deuxième intention tel que la notion de confiance dans l’avis de première analyse.

 

Une série d’expériences montre que la confiance est amplifiée aux deux extrêmes : nous avons plus confiance dans ce que nous aimons le plus et dans ce que nous détestons le plus. Par ailleurs, comme pour le jugement « analyse » de première intention, la valeur du jugement « confiance » est spontanée et automatique. Ceci est en accord avec notre sentiment d’être plus ou moins confiant à chaque fois que nous émettons un jugement spontanément. Le fait que « l’analyse » et « la confiance dans l’analyse » soient gérées par la même région corticale peut nous aider à comprendre pourquoi nous sentons une notion de bien-être lorsque nous donnons la bonne réponse à un test, et, pourquoi lorsqu’une déclaration que nous souhaiterions être vraie, nous nous affirmons comme extrêmement sûrs de nous à son propos.