Compte-rendu du Colloque IFM 2013

Compte-rendu du Colloque IFM 2013

Ce colloque a eu lieu le 18 octobre 2013 à Jussieu (Paris).

 

L’établissement de circuits neuronaux spécifiques entre une large variété de types cellulaires est à la base des fonctions neuronales. Des dysfonctionnements de ces circuits conduisent à des désordres sévères du système nerveux. Un défi des neurosciences est d’obtenir une compréhension précise de la connectivité neuronale dans des organismes modèles mais aussi chez l’Homme. A cette fin, les chercheurs ont développé une pléthore de méthodes d’imagerie qui révolutionnent la façon d’observer le cerveau. La connectique c.-à-d. la compréhension systématique des connexions du cerveau ainsi que la carte d’identité génétique et moléculaire de chaque type de cellules nerveuses sont en cours d’obtention. Ceci mènera, à terme, à l’identification des réseaux neuronaux impliqués dans des fonctions cérébrales précises.

Des progrès majeurs dans ce domaine ont été présentés à ce colloque. Des orateurs renommés venus des Etats-Unis, d’Allemagne, de Hollande, du Royaume Uni et de France ont exposé la possibilité et l’utilité de : 1) suivre et reconstruire des circuits corticaux par traçage viral (Edward Callaway, US), 2) enregistrer l’activité neuronale à l’aide de rhodopsines microbiennes (Adam Cohen, US), 3) suivre la transcription locale dans des branches dendritiques et  sous les synapses (Erin Schuman, Allemagne), 4) disséquer les mécanismes neuronaux impliqués dans la prise de décision impliquant les circuits dopaminergiques de la récompense (Naoshige Uchida, US), 5) utiliser à grande échelle le traçage adenoviral (plus de 1200 cerveaux analysés) pour cartographier les connections cérébrales (Hongkui Zeng, US), 6) étudier la connectique humaine en combinant la résonnance magnétique fonctionnelle, l’analyse électroencéphalographique et d’images de tenseurs de diffusion (Martijn van den Heuvel, Hollande), 7) développer des méthodes et concepts de tractographie de la connectique humaine (Saad Jbabdi, UK), 8) enregistrer des changements d’activité neuronale accompagnant les désordres affectifs chez des patients atteints de dépression ou de syndrome bipolaire (Marie-Laure Paillère-Martinot, France), et 9) montrer une connectivité graduelle non aléatoire au cours du développement cérébral, avec un ordre susceptible d'être lié à l'activité et 10) développer une nouvelle tractographie en 3D à une échelle nanomètrique en utilisant la microscopie électronique automatisée permettant d’atteindre un niveau de résolution optique inégalée (Jeff Lichtman, US).

Le renom des orateurs et la qualité du travail exposé ont ainsi attiré 200 participants dont une cinquantaine d’étudiants, faisant de cet événement un véritable succès. Le colloque 2013 a été l’occasion d’échanges entre les participants et les intervenants, permettant de lier des contacts utiles pour l’utilisation de ces nouvelles technologies pour les chercheurs du DIM Cerveau et Pensée.

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